Article rédigé en mars 2024
Dans le pays de Saint-Brieuc, en terre bretonne, une petite chapelle de château est devenue une basilique.
Celle-ci abrite un trésor méconnu et mystérieux que toute femme sur le point d’accoucher devrait connaitre, un trésor qui a traversé les âges et lié des milliers de mères et leurs enfants.

Au temps des croisades, deux frères, Henri d’Avaugour et Geoffroy Boterel , comte de Goëllo et seigneur de Quintin, découvre la relique de la Ceinture de la Vierge Marie, auprès de Saint Louis, en Terre Sainte. Ceux-ci promettent de devenir moines s’ils reviennent vivants de cette croisade meurtrière. Ils échappent à la mort grâce à l’intervention d’un certain François d’Assise ! À leur retour en Bretagne, Henri d’Avaugour fonde un couvent de Frères mineurs franciscains. Quant à Geoffroy il dépose la précieuse relique en la chapelle du château de Quintin, avant de suivre son frère comme promis.

Très vite, une dévotion populaire, très féminine, nait autour de la Sainte Relique. De nombreux miracles entourent la ceinture, le plus souvent pour les femmes qui enfantent ou les jeunes enfants. À une époque où les accouchements étaient souvent périlleux, Notre-Dame-de-Délivrance sauva plus d’une femme et de nombreux Nouveau-nés. La relique était même déplacée jusqu’au lit des accouchées en cas de graves complications et cela à travers toute la Bretagne. Mais certaines empruntaient un fil ou même un morceau de la ceinture pour le garder avec elle, duchesse comme simple paysanne. À tel point que la ceinture vu sa taille réduire au fil des ans.

Mais surtout en le 8 janvier 1600, un violent incendie réduit en cendre une partie de l’église. L’incendie dure plusieurs jours, les objets en plomb et en étain ont fondu. Les Quintinais pensent que la relique de Notre-Dame a brûlé. Et pourtant, le 18 janvier 1600, la ceinture est retrouvée intacte au milieu du brasier. C’est un véritable miracle pour les habitants et une procession est organisée dès le lendemain dans toute la ville.
Quelques décennies plus tard, le roi Louis XIII fait appliquer une Ordonnance afin que la ceinture soit protégée.
Alors, depuis cette époque, pour que l’étoffe de lin reste entière, il fut décider de créer des rubans bénis, mis en contact avec la relique, et envoyés aux femmes qui le désirent. Les soldats en emportèrent aussi lors de la Première guerre mondiale au fond de leurs boueuses tranchées. De nombreux témoignages de « grâces » sont signalés par l’Eglise.
La vieille église fût remplacée par une belle église néogothique érigée en 1887, devenue basilique en 1930.

Croyantes ou non, il est toujours touchant d’imaginer toutes ces femmes à travers les siècles priant (ou espérant) tout comme nous, pour un bel accouchement et un bébé en bonne santé. Et je ne peux m’empêcher de voir dans ce culte, quelque chose de bien plus ancien, bien plus archaïque, où les Déesses de fertilité côtoient la Vierge Marie.
Alors chère Mamans, si vous êtes enceintes, n’hésitez pas à rendre visite à Notre-Dame-de-Délivrance à Quintin et à demander un ruban béni auprès de la paroisse et cela même à distance.

Voici les coordonnées :
Paroisse Notre-Dame de Délivrance – 9 rue Notre-Dame 22800 Quintin – 0296749217
Et voici quelques exemples des grâces accordées aux mères ayant portés le ruban béni (extrait de GUEPIN Alphonse, Notre-Dame de Délivrance et la ceinture de la Sainte Vierge à la collégiale de Quintin en Bretagne, 1872) :
« A Landerneau , une pauvre jardinière avait eu le malheur d’accoucher à plusieurs reprises d’enfants morts – nés . Enceinte de nouveau , elle tremblait , convaincue qu’une semblable infortune la menaçait encore , lorsque sa maîtresse lui donna une ceinture bénite à Quintin en l’exhortant à avoir confiance dans la sainte Vierge . La pauvre femme prit le ruban ; mais elle n’osa demander à Marie qu’une seule grâce , que son enfant pût recevoir le baptême à l’église . Deux jours après , elle était prise des douleurs de l’enfartement . Deux médecins , appelés auprès d’elle , s’en allèrent , persuadés qu’un malheur était imminent et avouant que leur science était impuissante . Seule la pauvre femme ne se lassait ni d’espérer ni de prier , toujours dans la même intention . L’enfant naît enfin , mais presque expirant . On s’empresse de l’ondoyer sur – le – champ ; mais la mère , convaincue que la sainte Vierge lui accordera certainement sa demande , exige qu’il soit porté aussitôt à l’église . On accède à ses désirs , quoiqu’on ne doutât pas que l’enfant mourût en chemin . On arriva cependant à l’église . Le prêtre eut le temps de suppléer toute les cérémonies du baptême ; mais à peine avait – il achevé que l’âme de ce petit innocent s’en allait au ciel remercier Marie de lui avoir procuré le bonheur éternel . La mère se remit promptement et remplie désormais d’une confiance entière dans sa ceinture bénite , elle la garda soigneusement et la prit dès les premières annonces d’une nouvelle grossesse . Elle ne douta pas cette fois que la sainte Vierge lui ferait mettre au monde un enfant viable . Sa foi n’a pas été trompée . Elle a eu une fille très – vigoureuse , dont la santé parfaite console ses parents de leurs malheurs passés . »
« Près de Pont – Labbé une paysanne avait failli périr dans ses deux premières couches . Les troisièmes s’annonçaient terribles et d’après toutes les probabilités humaines , la pauvre mère devait y laisser la vie . Une jeune dame du voisinage lui prêta une ceinture bénite à Quintin , qui fut reçue comme le gage d’une protection assurée de Marie . Cette foi simple eut sur – le – champ sa récompense . L’enfant et la mère furent sauvés . »
« Un jeune couple de Nancy est revenu à Quintin le 14 août 2008, pour donner son témoignage d’une «faveur » accordée par l’intermédiaire de Notre Dame de Délivrance, en 2003.Mon épouse était enceinte, enfin de son huitième mois, pour sa cinquième grossesse.Nous étions dans notre appartement à Nancy. Mon frère ne nous invitait-il pas à Saint-Quay-Portrieux. L’accouchement devant avoir lieu dans le mois suivant, il fallait faire procéder à la dernière échographie, vers le 15 août. Un cabinet nous recommanda finalement d’essayer sur Quintin. Le rendez-vous pour une échographie fut pris pour le 14-août. Le médecin nous confirma que l’enfant se présentait en siège et nous expliqua, à ce stade, les conséquences.Il nous recommanda une dernière échographie, à Nancy cette fois, juste avant l’accouchement Puisque nous sommes en vacances, allons visiter cette petite ville.Nous nous dirigeâmes tout de suite vers la basilique. Nous eûmes le sentiment curieux, mais clair, d’y avoir été guidés. Notre Dame de Délivrance ? Voilà un nom curieux ! M. le Curé nous a remis ta ceinture et les prières. Nous sommes alors retournés à la Basilique; nous étions un peu perdus… assis sur un banc, comme des pauvres, aux pieds de Marie…nous avons dit un « je vous salue Marie. » Le matin du 15 août, ma femme me dit combien elle avait mal dormi… le bébé n’a pas arrêté de bouger… j’ai l’impression qu’il s’est retourné ! De retour à Nancy, mon épouse it comme prévu une échographie avant l’accouchement. Le bébé s’était effectivement retourné… le lendemain de l’accouchement, le gynécologue débarqua dans la chambre, sans dire bonjour, dit: « vous avez eu de la chance, Il y avait un nœud dans le cordon, je ne comprends pas pourquoi il ne s’est pas serré !› »



Laisser un commentaire