ALCHIMIE MATERNELLE

ALCHIMIE MATERNELLE : LA PUISSANCE DE LA (RE)NAISSANCE

Les Déesses de la vie ont décidé que je devais être une mère en puissance, comme ça d’un coup, en balayant tout sur son passage après tant d’années à évoluer pour moi-même. En plein apprentissage d’une première maternité, voilà que de manière totalement imprévue, une seconde graine de vie s’est invitée dans mon ventre à peine remis.

Des premiers indices se sont fait sentir : ma petite elfe ne faisait plus ses nuits, elle se réveillait toutes les heures et les tétées étaient devenues douloureuses. Ne savait-elle plus prendre le sein correctement ? Non mon corps bouleversé ne savait plus où donner et à qui.

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ALCHIMIE MATERNELLE, DANS MON JOURNAL

ALCHIMIE MATERNELLE : 12 lunes entre ombres et lumières

Me voilà seule face à ce petit être si calme et serein.

Césarienne et Covid m’oblige à passer une semaine entière seule avec ma petite elfe. Je pourrais ainsi la découvrir. Mais est-ce bien normal de partager la joie de cette nouvelle vie loin de tous, même de son papa !

Le ventre douloureux, chaque geste est compliqué et rien n’est naturel. Je dois sonner à chaque fois que je souhaite prendre mon bébé contre moi ou la faire téter. Les découvertes de l’allaitement ne sont pas simples. Douleurs, crevasses, frein de langue…

Une semaine sans intimité, sur un matelas qui fait souffrir plus que l’opération en elle-même. Je veux sortir, je n’en peux plus du bruit des couloirs et du béton. Laissez-nous sortir au soleil.

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ALCHIMIE MATERNELLE, DANS MON JOURNAL

ALCHIMIE MATERNELLE : La lune est pleine.

Au moment où j’écris ces mots ma petite elfe découvre le monde avec vivacité depuis bientôt 6 mois.

Voilà que je vous ai laissé sans mot dire pleine et ronde au cœur de la tourmente et pandémie. Il me fallait pourtant toutes ces lunes pour apprendre et choisir les mots afin d’expliquer ce qu’il nous est arrivées avant tout pour penser et panser.

Reprenons là où je m’étais arrêtée. Ostara est passé. Petite elfe est attendue pour le 20 avril en théorie en ce monde étrange.

Mais je sais que la lune sera bientôt pleine, précédée d’une lune rose. Atypique et poétique.

Un soir en me couchant, je m’interroge sur mon état. Le matin un premier indice me laisse à penser que peut-être… Allongée dans le lit, je me demande si ce ne serait pas une première vibration, une contraction. Il est plus de minuit. Après deux heures de sommeil agité, je suis réveillée. Humide… Je m’installe seule au salon avec de quoi protéger le sol. Ce que je craignais est arrivé. Je viens de perdre les eaux. Pourquoi si vite ? Je me calme. Les contractions arrivent et sont régulières. Je pense vague, danse, ouverture.

Je ne veux pas accoucher dans cette maison où je ne me sens pas chez moi finalement mais je ne veux pas faire le trajet jusqu’à la maternité.

Je les appelle. Je dois m’y rendre pour 8h00.

Je vais réellement rencontrer mon bébé aujourd’hui ? Les contractions se suivent toutes les 6 à 10 minutes.

Au petit matin, nous nous mettons en route. J’ai mal et je trouve tout cela si peu spontané. Les trois quart d’heure de route ont eu raison de mon corps : les vagues se sont arrêtées… Je marche vers l’artificiel, vers l’impersonnel.

Je descends de la voiture seule. Le futur Papa ne peut pas m’accompagner tant que nous n’avons pas la certitude que le travail est avancé. Ascenseur, couloirs vides, masques et désinfection. Nous sommes en pleine pandémie. Je sonne seule dans le couloir. Je sens l’humidité, je perds encore les eaux et souffle. Une contraction. J’attends, je patiente. Une autre femme arrive en brancard. Elle entre. Je suis toujours dans le couloir… Mon compagnon de vie est seul dans la voiture dans une rue près d’un grand hypermarché ! Mais pourquoi je suis ici ? Où est la nature ? Où est le chant des oiseaux du printemps. Les agneaux d’Ostara sont bien loin.

Une demie heure dans ce couloir… Enfin on m’accueille. Masqué, on m’invite dans la salle de pré-travail pour un premier examen après m’avoir donné masque et sur-chaussures. Vais-je devoir réellement faire l’effort le plus immense de ma vie avec cette chose sur mon visage ? Je connais les lieux car j’avais pris le temps de visiter la maternité il y a des mois. C’est un endroit qui respecte les projets physiologiques et pro-allaitement.

Les sages-femmes sont sympathiques et compréhensives. Elles connaissent mon projet physiologique.

Le temps se déroulent. J’appelle ma famille, mes amies. Je me dis que dans la nuit tout devrait arrivé.

Seulement, les contractions sont trop irrégulières et je ne m’ouvre pas…

La nuit est là. Les contractions montent en intensité. Une sage-femme est à mes côtés. Elle me tient la main, elle me masse. Elle me passe sur le monitoring. Je prends des douches chaudes.

Je ne m’ouvre pas…

Les contractions deviennent si difficiles. Je lâche prise sur mon projet, sur mes rêves. Une perfusion de morphine me permet de dormir, un peu.

Au petit matin, je suis à deux centimètres après tant de souffrance sans un visage connu…

Ça y est, le compte à rebours est dépassé. Je n’ai pas su : déclenchement…

Je dois prendre mon petit sac avec les belles laines que j’ai choisi pour entourer bébé et me rendre seule jusqu’à la salle d’accouchement. La sage-femme est chaleureuse et gentille. Une belle baignoire trône au milieu de la pièce. C’est pour ça que j’avais choisi cet endroit. Mais je ne pourrais pas y mettre un orteil puisque j’ai perdu les eaux… J’appelle mon Amoureux qui enfin va pouvoir me rejoindre après plus de 24 heures.

Il fait jour. Il est 11h00. Il fait chaud. La salle est vaste, trop vaste. Je suis en ville. La sage-femme m’explique. Injection d’ocytocine… Je suis totalement reliée : monitoring, poul, ocytocine. Ocytocine ? Mais où ?Il est où l’amour dans tout ça ?

Je suis sur le lit et j’entends des travaux dans l’immeuble en face… Nous sommes en plein confinement et il y a quand même des travaux. Mon mari arrive. Trop détendu. Il n’a pas vécu avec moi ces dernière 24 heures…

Et là tout s’enchaîne. Les contractions deviennent très très fortes, insupportables. Mon corps ne comprend rien. On me force, la chimie fait son oeuvre. Je demande une péridurale. Je suis triste. Cependant,cela m’apaise. Quel échec. La sage femme avait disparu. Un accouchement urgent. Elle revient un œil sur le monitoring.

Je lis l’inquiétude. La gynécologue arrive… Je suis passé de 2 à 5 puis 8 en une heure à peine. Mon bébé sera bientôt là. Mais voilà que l’on me dit qu’il est en train de ralentir, son petit cœur commence à fatiguer. Je vais devoir y aller, pousser maintenant. Plus question de me mettre dans la position que je veux. On sort les étriers. Je pleure et je dois pousser. Je m’exécute pour notre bébé. Je suis bleue. Je ne respire pas correctement. Je suis à 8.

Je ne suis pas ouverte…

Je n’ai pas pu réappuyer pour une dose de péridurale dont les effets s’estompent. La gynécologue regarde le monitoring. Elle dit « césa », la sage-femme m’encourage au mieux. La gynécologue me dit qu’il faut agir et vite. Petit cœur fatigue. On me met sur un autre lit, je suis dans un bloc opératoire seule, entourée de tout un tas de personne.

À ma gauche l’anesthésiste, à mes pieds la sage femme et la gynécologue, à ma droite une infirmière. Et d’autres gens.

On me met plein de produit, ça s’agite. Une contraction arrive. Je pousse encore. On tente les spatules…

Mais non.

Je ne suis pas ouverte…

La gynécologue me pince avec ses instruments en me demandant si je sens. Oui je sens, je sens tout. L’anesthésiste demande d’attendre encore un peu, la gynécologue ne peut plus c’est trop urgent. Le scalpel… Chaque couche: peau, muscle, utérus, jusqu’à mon bébé est horrible, les écarteurs. J’hurle ! J’ai mal comme jamais. L’anesthésiste me dit « je vais vous aider ». Il me colle un masque sur le nez, je tombe inconsciente…

Il est 15h35, le 8 et c’est la pleine lune.

Je me réveille. Je suis vide. On me referme déjà. Mon bébé n’est pas là. Où est-elle ? Où est-elle ?

« Votre bébé est en peau en peau avec son Papa et va très bien ». Je suis rassurée. Mais quand vais-je pouvoir la tenir, lui donner sa tétée d’accueil ?

On me ramène dans la salle. Je vois un petit corps contre le ventre de mon grand mari qui a pris la paternité en pleine figure comme ça. Je me dis que tout cela devait arriver juste pour lui donner cette claque. L’ocytocine, elle était pour lui. Mais je n’arrive même pas à voir son petit visage. Il se lève tant bien que mal pour me la montrer. Elle est belle, elle fait 3 kilos, elle est sereine, calme et n’a pas pleuré une seule seconde. Je la veux contre moi. Mais comme je suis totalement droguée, mes mains ne fonctionnent pas correctement. Je n’ai pas la force de la prendre. Je vais devoir patienter quasi deux heures pour la sentir.

On me la met au sein. Mais ça ne fonctionne pas très bien. Je suis douloureuse, reliée à tout un tas de machines.

Mon bébé. Elle est si belle et chaude. Tout va bien. Nous sommes trois. Quelques heures dans cette salle. papa habille sa petite. Je vais devoir rejoindre ma chambre avec mon bébé pour une semaine sans mon mari. On s’embrasse. Je suis triste et je crois que je ne réalise pas tout.

Mon bébé est là dans son petit berceau si paisible. On s’embrasse. On se dit qu’on s’aime. La porte se referme.

Ma petite elfe est là, je n’ai plus qu’à admirer ses traits si fins, si uniques,…

ALCHIMIE MATERNELLE, AU BOUDOIR, DANS MON JOURNAL

ALCHIMIE MATERNELLE : la graine de vie

Je m’en vais vous conter sans doute la plus grande aventure de ma vie qui est celle vécue par les femmes depuis la nuit des temps. Pourtant, elle me semble toujours magique, unique et exceptionnelle. C’est un véritable parcours initiatique, une transformation sans pareille. L’alchimie de la vie, l’alchimie maternelle.

L’histoire commence dans les rêves d’une petite fille, puis d’une jeune fille longtemps peuplés de désir de maternité et ce malgré une enfance parfois ballottée, égratignée et bien trop courte… Lire la suite « ALCHIMIE MATERNELLE : la graine de vie »