ALCHIMIE MATERNELLE, AU BOUDOIR, DANS MON JOURNAL

ALCHIMIE MATERNELLE : la graine de vie

Je m’en vais vous conter sans doute la plus grande aventure de ma vie qui est celle vécue par les femmes depuis la nuit des temps. Pourtant, elle me semble toujours magique, unique et exceptionnelle. C’est un véritable parcours initiatique, une transformation sans pareille. L’alchimie de la vie, l’alchimie maternelle.

L’histoire commence dans les rêves d’une petite fille, puis d’une jeune fille longtemps peuplés de désir de maternité et ce malgré une enfance parfois ballottée, égratignée et bien trop courte…

Devenue femme, ma hantise était de ne pas pouvoir tomber enceinte. Je n’étais pas pour autant passionnée par les enfants des autres, je n’étais jamais à l’aise avec eux. Je souhaitais vivre avant tout cette étape et me construire en tant que mère dans l’intimité de ma chair et de mon couple.

La vie a pris son temps pour trouver son chemin en moi et a même été plutôt tortueux. Après des années consacrées à d’autres projets, à grandir, mûrir, rencontrer celui qui serait le père, j’ai décidé qu’il était temps. Malgré tout, aucune graine ne put grandir en moi, seule la douleur m’accompagna. À l’âge de 30 ans, ma féminité fut frapper de plein fouet. Ma chevelure tomba, j’appris que mon utérus s’était paré d’une maladie si peu connue : l’endométriose et mon couple vacilla.

Toutes ces épreuves me touchèrent profondément mais je pus me reconstruire étape par étape. Mon couple retrouva un équilibre, mes cheveux repoussèrent finalement mais blancs et l’endométriose fut contenue grâce aux mains d’orfèvre d’un chirurgien et à l’énergie du monde végétale. Le grand oeuvre ne pouvait se passer de grandes étapes, de difficultés.

Les années passèrent et la vie ne vint toujours pas. Voilà, que je me suis mise à imaginer une autre féminité, un féminin sacré sans maternité. Je fis le deuil de l’enfant tant rêvé. Je ne souhaitais en rien faire appel aux techniques artificielles pour tomber enceinte (FIV et autres expériences). J’avais fait le choix de me laisser guider par la nature. Si je ne pouvais devenir mère ainsi c’était que je ne le devais pas (selon moi, selon mon choix, je comprends totalement chaque femme qui entreprend ces courageuses démarches). J’entrepris alors de lire des récits de femmes sans enfant – par choix ou par obligation – essayant de reconstruire un imaginaire, un avenir, une autre vie. Je découvris le combat de ces femmes et leur aventures passionnantes, la manière dont chaque femme exploite son potentiel de création avec des voies si différentes.

C’est à ce moment précis, après trois années sans signe, en plein été qu’une âme décida de se lover dans mon ventre. Attentive à mon cycle depuis des années, une poitrine plus que généreuse et douloureuse, un retard de cinq jours de mes lunes ont soulevé un doute en moi sans trop y croire. Eh bien oui, ce bébé était bien là, caché à l’abri de tous !

La vie trouve toujours un chemin.

 

 

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