Il est de bon ton en ce début d’année civile, donnée temporelle contemporaine toute relative, de prendre tout un tas de bonne résolution. Prendre oui mais avancer rien n’est moins sûr. Chaque intention se voit transformer en un objectif mesurable, quantifiable, découpé, tranché. Cela n’est pas s’en rappeler un relent d’une société tout aussi avide de chiffres que de vies…
Alors oui, parfois poser des objectifs est nécessaire.
Mais est-ce bien utile quand tout va déjà trop vite, trop fort, et trop mesurable autour de nous. Et est-ce bien cohérent avec le rythme de la nature, le rythme des saisons, nos vies intérieures ?

C’est la question que je me suis posée cette année. J’aime chaque hiver faire le bilan de l’année passée. Et pour celle qui vient ? Eh bien, je n’ai pas posée d’objectifs mais j’ai choisi de me laisser guider par le tarot et certains oracles.
Et c’est ce cheminement que je vous partage et qui éclairera peut-être le vôtre.
Dans un premier temps, je détermine la carte principale de mon année. On peut l’obtenir grâce à la numérologie en additionnant le jour de naissance, le mois de naissance et l’année en cours.
Ainsi pour moi, la carte de mon année est : 5 + 12 + 2026 = 2043 que je réduis ensuite à un nombre entre 1 et 22 soit 2+0+4+3 = 9 soit l’Ermite.
Cette carte pourrait aussi être tirée « au hasard » parmi les majeurs de votre tarot. Je me demande si ce n’est pas ce que je vais faire l’année prochaine. Je prends donc cette carte et je la conserve.
J’associe à cette carte un verbe : FAIRE. Elle m’indique ce que je mets consciemment en place. Quelle type d’actions ? d’activités ? de création ? La direction ? Le rythme ? Ici, FAIRE ne signifie pas produire davantage, mais poser des actes justes, parfois invisibles voire un retrait.
Pour ma seconde carte, je tire une carte parmi les figures de cour. Elle sera ma posture à incarner (ce qui n’est pas sans rappeler le tirage mensuel de meluzyn que j’utilise chaque mois)
Elle symbolise l’ÊTRE : la manière d’habiter l’expérience, un état intérieur à cultiver. Mais cette incarnation peut nous inviter à certaines actions concrètes pour y parvenir (par exemple poursuivre une psychothérapie, bâtir un lien avec son corps par la nourriture ou une activité, habiter son art en le pratiquant…). L’important ici est de voir ce que ces actions vont nous permettre d’expérimenter en tant que personne.
Je conserve également cette carte après l’avoir tirée.
Pour la troisième carte, je réintègre les figures de cour (en dehors de celle que j’ai conservée) et je tire une carte.
Celle-ci représente notre aide et son verbe est ACCUEILLIR. Il s’agit d’observer comment cette aide se présente à nous et comment nous l’accueillons pleinement même lorqu’elle dérange. Accueillir La Tour comme aide est challengeant en soi par exemple mais peut être au final un soutien profond quand on l’embrasse pleinement : je peux accueillir ce qui s’effondre pour me libérer totalement.
À ces trois cartes de tarots, j’ajoute d’autres voix importantes pour moi des cartes d’oracles : un message d’Avalon, un Ogham et une plante avec qui je vais développer un lien plus approfondi (et si Les Herbes d’Avalon a créé une potion ou un onguent avec ladite plante c’est plus que parfait).

Mon tirage était extrêmement cohérent et m’invite à travailler un sujet bien précis. il m’a donc permis de choisir un mot de l’année et un élément avec lequel cheminer de façon très limpide !
Il n’y a donc pas de chiffres, d’injonctions, de pression. Ce tirage permet de dresser une carte – non pas d’une quête – mais d’un voyage. Les étapes pourront être plus ou moins rapides, nous pourront même nous arrêter en chemin pour contempler le chemin parcouru ou juste être.
Et pour en faire un acte quasi magique j’ai transformé cette carte en création qui sera mon rappel tout au long de mon année de ma « carte ». Pour ma part, c’est l’Art journaling qui m’a appelé. Mais c’est à chacun de voir ce qui fera sens.
Je vous partagerai d’ailleurs bientôt ma carte.